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 C'est facile de se la jouer quand on est fort ; essaye en étant roux. [PV : Owain Llendhal]

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Dylan O. Grandt

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MessageSujet: C'est facile de se la jouer quand on est fort ; essaye en étant roux. [PV : Owain Llendhal]   Ven 11 Avr - 21:17


Il était tard. Pas assez pour que tout le monde ait été renvoyé dans sa chambre, mais suffisamment pour que les plus jeunes aient tous rejoint leur lit, laissant la salle commune – et le reste de l'orphelinat – sous la juridiction des plus grands. Ainsi, quelques uns des plus vieux pensionnaires squattaient encore la pièce : deux amoureux étaient occupés à se bécoter en cachette devant la télé, casés entre deux garçons qui semblaient s'ennuyer terriblement, la demoiselle toujours fourrés à la bibliothèque la journée se passionnait – surprenant – pour l'étagère de livres dans le coin de la pièce, deux gamins qui avaient visiblement quelque chose à prouver s'affrontaient dans un combat épique de petits chevaux et Dylan … Squattait un des fauteuils sans rien faire de plus constructif qu'une partie endiablée d'Angry Birds sur son portable, affalé comme une véritable loque et ses écouteurs vissés dans les oreilles. Si il se faisait chopper, il était bon pour se prendre un savon ; par chance, les surveillants étaient plus occupés à assister les petits, convaincus de la maturité et de l'autonomie des anciens. Ha ha.
Si ses goûts musicaux n'étaient pas forcément en accord avec ceux des autres occupants de la pièce – bien que Pipe Dreams soit un morceau assez addictif, et qui ne demandait pas une capacité de compréhension maximale au niveau des paroles - , ils accompagnaient néanmoins assez bien son jeu, tandis que les piaillements hystériques d'oiseaux balancés à vitesse absolument insensée la rythmaient d'une façon étrangement plaisante. Évidemment, il avait eu l'intelligence de baisser le son de son portable ; si le volume de sa musique, assez faible, lui permettait d'écouter les cris d'agonies de ses projectiles emplumés, leurs lamentations kamikazes ne semblaient déranger personne.
En tout cas, c'est ce qu'il lui avait semblé ; à peine avait-il bouclé le niveau qui le tenait en haleine – parce qu'Angry Birds est un jeu passionnant m'voyez – qu'une main étrangère s'empara de son téléphone, tandis que le malotru à l'origine de cet acte de vandalisme aggravé traçait sans ralentir. Surpris, Dylan releva les yeux pour expliquer sa façon de penser avant de finalement se raviser. Ce type, il le connaissait bien, pour avoir déjà eu plusieurs altercations avec lui ; et la petite frappe qu'est notre ro- notre auburn national n'en gardait pas un très bon souvenir.
«Les portables sont interdits, rappela le malandrin avec un sourire narquois. T'es pas au courant, le roux ? ~
- Je t'emmerde, rétorqua l'intéressé en lui renvoyant un regard noir. Rend-moi ça.»
Visiblement, il n'avait pas l'air décidé à accéder à sa requête.
«Mh, non. J'vais aller le filer aux surveillants … Ou le balancer dans les toilettes. C'est une bonne idée, aussi, non ? Comme ça tu pourras aller le chercher !»
L'emmerdeur professionnel rangea alors le portable volé dans sa poche pour se diriger vers la porte en ricanant, alors que Dylan essayait de récupérer son portable, agacé. Personne n'avait bougé ; tout juste le petit rat de bibliothèque avait-elle levé les yeux une fraction de secondes pour voir qui osait la déranger pendant sa sainte lecture.
Le maraud, visiblement décidé à s'amuser un peu, laissa toutefois sa victime le rattraper ; et tandis que celui-ci essayait de venir fouiller sa poche, les sourcils froncés, il l'attrapa par l'épaule et le mit par terre avec une facilité déconcertante.
«T'as cru quoi, morveux ? Tu me touches pas et tu restes ici ...»
Voyant les espoirs de récupérer son portable chéri indemne filer avec ce rustre, Dylan fusilla du regard toutes les personnes présentes dans la salles, tâchant de se relever en s'empêtrant dans ses écouteurs.
«Alors quoi, y'a personne qui peut le retenir trente secondes ?!»

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Owain Llendhal

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MessageSujet: Re: C'est facile de se la jouer quand on est fort ; essaye en étant roux. [PV : Owain Llendhal]   Ven 11 Avr - 22:13


« Ce canapé est vraiment ridicule, on tient à peine à quatre dessus... Quel endroit pourri. » pensa Owain, se laissant encore aller à quelques grommellements, comme d'habitude. Il jeta encore un regard de côté. Il crut que les adolescents assis, voire étalés à côté de lui, allaient finir par se gober l'un l'autre. Ils essayaient de se rendre discrets, mais leurs gloussements étaient juste insupportables pour le blond, qui ne cessait de leur rappeler sa présence à coups de coudes. Non, il ne voulait pas participer. Mais ses légères tapes dans les côtes de son voisin ne résolurent rien. Et en plus, il n'entendait rien. Ce n'est pas comme si l'émission était intéressante, mais ça l'était un peu plus que le couple. Exaspéré, Owain se mit en quête d'une nouvelle occupation. Il n'allait pas se coucher maintenant ; la journée du lendemain n'en serait que plus longue s'il se levait aux aurores. Aller lire un livre ? Bof. Il n'avait jamais été bon dans le domaine littéraire, et préférait des versions adaptées sur grand écran qu'en minuscules caractères sur des feuilles de papier. Se joindre à la partie endiablée de petits chevaux ? Non plus. Il savait déjà qu'ils n'allaient sûrement pas l'accepter car la partie avait déjà commencé. Ou encore, y jouer à un nombre impair de joueurs rendait le jeu plus long et ennuyeux. Ou tout simplement l'envoyer voir ailleurs car peu de personnes appréciaient le côté moulin à paroles d'Owain. Mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas s'empêcher de parler pour rien.

« Que la vie est chiante. Rien à faire. La misère totale. » songea une énième fois le jeune philosophe, restant planté au beau milieu de la salle. Il soupira, avant de retrouver le sourire en apercevant une dernière personne un peu plus loin -sûrement une qu'il n'avait pas encore saoulée. Il était sur son téléphone portable, chose normalement non tolérée au sein de l'établissement, mais si les pensionnaires ne devaient se fier qu'à ce qui était autorisé ici, ils seraient morts d'ennui depuis des lustres. Owain posa la main sur sa poche, prêt à dégainer son téléphone pour ajouter cette tête à son répertoire. Assez positif comme jeune homme. Mais un autre type l'avait déjà devancé. Le gallois leva un sourcil, restant perplexe. Mais qu'est ce qu'il faisait ? Owain préféra rester à distance. Il ne voulait pas avoir affaire à une altercation. Il resta alors là, comme un pauvre spectateur, les bras ballants le long du corps. Seul son regard faisait des allers-retours entre les deux personnages.

« Je suis entouré par des bœufs en plus... C'est juste horrible » pensa t-il une nouvelle fois, dévisageant l'agressé. Ce dernier ressemblait à un pauvre animal apeuré s'étant emmêlé les pattes dans un piège duquel il n'arrivait plus à sortir. Poussé une fois de plus par son envie de papoter, Owain s'avança, même si les yeux du soit-disant animal effrayé laissaient à penser qu'il pourrait tuer tout ce qui pourrait passer sous ses mains. Oui, il était vraiment furieux. Le blond l'observa encore une fois.

- Tu penses avoir été volé ? Il faudrait peut être faire quelque chose, non ? déclara t-il soudainement. Ou alors ton ami a une façon spéciale de t'emprunter ton téléphone... Par exemple, je voulais t'ajouter dans mon répertoire. Et voilà ! A cause de ça, je ne peux plus ! Les trucs comme ça, c'est vraiment pénible. Et je vais encore devoir attendre, encore et encore... pesta t-il. Il croisa les bras, et leva les yeux au ciel, prenant un air désabusé.
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Dylan O. Grandt

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MessageSujet: Re: C'est facile de se la jouer quand on est fort ; essaye en étant roux. [PV : Owain Llendhal]   Sam 12 Avr - 10:30


Quelqu'un avait fini par bouger.
Malheureusement, ils avaient visiblement quelques problèmes de communication, puisque loin de lui rendre le léger service que Dylan requérait, le petit blond qui s'avança se contenta d'arborer un air ennuyé au possible. Le malheureux dénué de son moyen de jeu et de communication chéri, par terre, hallucinait tout bonnement ; non seulement il ne semblait pas décidé à lui filer un coup de main, mais il lui reprochait de s'être fait prendre son bien ?
«Toutes mes excuses, grommela-t-il en se relevant tant bien que mal, se débarrassant des fils blancs qui semblaient prédisposés à s'emmêler chaque fois qu'ils étaient en contact, qu'il soit entre eux ou pas. J'vais aller lui demander gentiment de me le rendre le temps que tu puisses m'ajouter, hein ?»
Son ironie cinglante avait probablement bien plus percé dans sa voix qu'il ne l'escomptait, mais autour d'eux, aucun n'avait daigné bouger un cil, visiblement tous très concernés par l'animation dans la pièce – à part peut-être le couple qui, lui, semblait ne plus pouvoir s'arrêter de bouger, comme reliés par de la glue. Berk.
Se relevant, Dylan en profita pour frotter un peu ses vêtements, histoire de les débarrasser de l'hypothétique poussière qui aurait pu les reteindre en gris – bien que la moquette vert sapin de la salle sembla tout aussi propre qu'elle était, étonnamment, confortable – et en profita pour toiser son interlocuteur du regard. Il n'avait pas fait attention sur le coup, mais ce mec ressemblait à un des types au bout du suicide qu'il avait vu sur le canapé. Vu les deux tourtereaux qui en avaient fait leur lieu de reproduction, son air désabusé et son manque de patience pouvaient presque s'expliquer.
Sauf que l'auburn réalisa enfin que pendant qu'il s'affairait à des observations silencieuses, l'autre avait détalé avec son portable. Autant dire qu'il ne risquait pas de le revoir de sitôt ; si toutefois il avait la chance de le récupérer. Pfuah, quelle plaie … C'était le troisième que ce crétin ou un de ses potes lui ''empruntait'', comme disait l'autre. Un soupir contrit s'échappa de ses lèvres.
«C'est absolument pas mon ami, et il me le rendra pas de toute façon. Et puis pourquoi tu veux mon numéro, toi, d'abord ?»
Finesse et sympathie, Dylan, y'a que ça de vrai … Oh wait.
Devant la télé, le seul encore occupé à ne pas partager sa salive avec quelqu'un s'empara de la télécommande pour monter le son ; les déblatérations ennuyeuses de la présentatrice sur les destinations de vacances préférées du peuple envahirent alors la pièce sans que personne ne réagisse plus que ça. Bah allez-y, un crime odieux vient de se dérouler en votre présence, mais dites-le tout de suite si vous en avez rien à foutre !
Agacé, la pauvre victime – oui il en fait un peu des tonnes quand même – récupéré ses écouteurs pour les ranger. Même plus envie d'écouter de musique. Et visiblement, le petit blond n'avait pas l'air décidé à se passer de sa compagnie. Boudeur, il se contenta de lui lancer un énième regard mi-intrigué mi-agacé, tandis qu'il l'interrogeait d'un autre marmonnement.
«Et puis t'es qui ?»

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Owain Llendhal

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MessageSujet: Re: C'est facile de se la jouer quand on est fort ; essaye en étant roux. [PV : Owain Llendhal]   Sam 26 Avr - 21:30


Après avoir soupiré un nombre incalculable de fois, Owain finit par esquisser un petit sourire en coin. Il se rapprocha de celui qu'il qualifiait mentalement de victime. Bénéficiant d'une énorme générosité, qui des fois se rapprocherait plus d'un défaut que d'une qualité, il hésita un long moment  à tendre la main au jeune homme, mais ce dernier finit par se dépêtrer de sa prison seul. Tant pis, il ne pourrait pas profiter des « loyaux » services que lui offrait Owain... Le regard du blond s'éclaira d'une lueur qui n'était sûrement pas celle de l'intelligence ou d'une quelconque présence de matière grise. Il venait juste de boire les paroles du jeune homme dépouillé de son téléphone et de les prendre au premier degré. L'ironie ne figurait pas dans le vocabulaire d 'Owain. Ce dernier l'utilisait sans le savoir dans ses conversations, et celles-ci ne menaient généralement plus à grand chose après cela.

- J'espère bien. Demande lui de te le rendre au passage, ce pourrait être utile ! s'écria t-il, levant le pouce en signe de victoire.

Un bon conseil de fait selon lui. Il ne lui faut pas grand chose pour s'impressionner de lui-même.  Contrairement à son habitude, Owain choisit de garder le silence quelques secondes. Ça peut ne pas paraître beaucoup, mais pour un moulin à paroles comme lui, c'est incroyablement long. Parler du beau et du mauvais temps, du repas de la cantine, du chien du directeur... Tout pouvait être sujet passionnant. Mais étant donné la mine déconfite qu'affichait le dit bouc-émissaire, se mettre à parler du dernier film en tête du box-office n'était pas un sujet vraiment recommandé.
Le gallois fronça les sourcils. Il n'était pas sûr d'avoir tout saisi, et s'il l'avait fait, ce pourrait s'avérer être un miracle. Il alla pour ouvrir pour la bouche pour contester ce que l'autre venait de dire, ayant trouvé une faille illogique dans ses paroles lorsque l'un de ses compères assis sur le canapé augmenta le volume de la télé. Owain fut coupé net dans son élan, ce qui, évidemment, entraîna des grommellements de sa part, rappelant bien au type l'identité que le blond venait de lui donner. Il secoua la tête. Aucun respect pour les autres ici hein.
Bon. Il était à présent temps de se présenter. Le pauvre victimisé n'aurait jamais du lui demander ça, car il en aurait pour un bon moment avant d'avoir la possibilité d'en placer une.

- Moi ? Je m'appelle Owain commença t-il, sortant un bonbon de sa poche. Owain Llendhal même, mais ça on s'en fout, enfin je veux dire mon nom de famille n'a pas d'importance. A moins qu'il y en ait une quelconque pour toi, mais je pense pas. Je viens du pays de Galles, ça me change d'être ici. Enfin, j'y suis depuis pas longtemps aussi. Et toi, ça fait depuis quand ? On a sûrement du se croiser dans les couloirs, non ? Bien que ta tête ne me dise pas grand chose... Enfin, si je voulais ton numéro, c'est pour avoir tout le pensionnat dans mon répertoire, intéressant non ? Heureusement toi tu es gentil, tu me lâches pas dès que j'ouvre la bouche ! D'ailleurs je ne comprends toujours pas les autres qui partent dès qu'ils me voient... J'ai vraiment une sale tête ? Vraiment, j'ai jamais de chance. Des fois, c'est comme si tout le monde me détestait sans raison !
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MessageSujet: Re: C'est facile de se la jouer quand on est fort ; essaye en étant roux. [PV : Owain Llendhal]   

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