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 C'est facile de se la jouer quand on est fort ; essaye en étant roux. [PV : Owain Llendhal]

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AuteurMessage
Dylan O. Grandt

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Messages : 87
Date d'inscription : 29/12/2013

MessageSujet: C'est facile de se la jouer quand on est fort ; essaye en étant roux. [PV : Owain Llendhal]   Ven 11 Avr - 21:17


Il était tard. Pas assez pour que tout le monde ait été renvoyé dans sa chambre, mais suffisamment pour que les plus jeunes aient tous rejoint leur lit, laissant la salle commune – et le reste de l'orphelinat – sous la juridiction des plus grands. Ainsi, quelques uns des plus vieux pensionnaires squattaient encore la pièce : deux amoureux étaient occupés à se bécoter en cachette devant la télé, casés entre deux garçons qui semblaient s'ennuyer terriblement, la demoiselle toujours fourrés à la bibliothèque la journée se passionnait – surprenant – pour l'étagère de livres dans le coin de la pièce, deux gamins qui avaient visiblement quelque chose à prouver s'affrontaient dans un combat épique de petits chevaux et Dylan … Squattait un des fauteuils sans rien faire de plus constructif qu'une partie endiablée d'Angry Birds sur son portable, affalé comme une véritable loque et ses écouteurs vissés dans les oreilles. Si il se faisait chopper, il était bon pour se prendre un savon ; par chance, les surveillants étaient plus occupés à assister les petits, convaincus de la maturité et de l'autonomie des anciens. Ha ha.
Si ses goûts musicaux n'étaient pas forcément en accord avec ceux des autres occupants de la pièce – bien que Pipe Dreams soit un morceau assez addictif, et qui ne demandait pas une capacité de compréhension maximale au niveau des paroles - , ils accompagnaient néanmoins assez bien son jeu, tandis que les piaillements hystériques d'oiseaux balancés à vitesse absolument insensée la rythmaient d'une façon étrangement plaisante. Évidemment, il avait eu l'intelligence de baisser le son de son portable ; si le volume de sa musique, assez faible, lui permettait d'écouter les cris d'agonies de ses projectiles emplumés, leurs lamentations kamikazes ne semblaient déranger personne.
En tout cas, c'est ce qu'il lui avait semblé ; à peine avait-il bouclé le niveau qui le tenait en haleine – parce qu'Angry Birds est un jeu passionnant m'voyez – qu'une main étrangère s'empara de son téléphone, tandis que le malotru à l'origine de cet acte de vandalisme aggravé traçait sans ralentir. Surpris, Dylan releva les yeux pour expliquer sa façon de penser avant de finalement se raviser. Ce type, il le connaissait bien, pour avoir déjà eu plusieurs altercations avec lui ; et la petite frappe qu'est notre ro- notre auburn national n'en gardait pas un très bon souvenir.
«Les portables sont interdits, rappela le malandrin avec un sourire narquois. T'es pas au courant, le roux ? ~
- Je t'emmerde, rétorqua l'intéressé en lui renvoyant un regard noir. Rend-moi ça.»
Visiblement, il n'avait pas l'air décidé à accéder à sa requête.
«Mh, non. J'vais aller le filer aux surveillants … Ou le balancer dans les toilettes. C'est une bonne idée, aussi, non ? Comme ça tu pourras aller le chercher !»
L'emmerdeur professionnel rangea alors le portable volé dans sa poche pour se diriger vers la porte en ricanant, alors que Dylan essayait de récupérer son portable, agacé. Personne n'avait bougé ; tout juste le petit rat de bibliothèque avait-elle levé les yeux une fraction de secondes pour voir qui osait la déranger pendant sa sainte lecture.
Le maraud, visiblement décidé à s'amuser un peu, laissa toutefois sa victime le rattraper ; et tandis que celui-ci essayait de venir fouiller sa poche, les sourcils froncés, il l'attrapa par l'épaule et le mit par terre avec une facilité déconcertante.
«T'as cru quoi, morveux ? Tu me touches pas et tu restes ici ...»
Voyant les espoirs de récupérer son portable chéri indemne filer avec ce rustre, Dylan fusilla du regard toutes les personnes présentes dans la salles, tâchant de se relever en s'empêtrant dans ses écouteurs.
«Alors quoi, y'a personne qui peut le retenir trente secondes ?!»

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